Désolée, mais mon énergie n’est plus en libre-service.

Publié le 6 octobre 2026 à 09:00

Désolée, mais mon énergie n’est plus en libre-service.

Il y a quelques années, quelqu’un pouvait me faire une remarque à 9 h 12…et à 18 h 47, j’étais encore en train d’avoir la conversation dans ma tête. Avec, évidemment, les réponses que j’aurais dû faire. Les arguments, les contre-arguments et cette phrase absolument parfaite qui arrive toujours huit heures trop tard.

« Putain… j’aurais dû lui dire ça. »

Voilà. Une conversation de cinq minutes venait officiellement de me bouffer une demi-journée. Et le pire ? La personne en face, elle, était probablement tranquillement en train de manger ses pâtes sans même penser à moi pendant que moi, mentalement, j’étais au procès avec mon cerveau. Je crois qu’on sous-estime énormément l’énergie qu’on donne à certaines choses. Pas seulement notre temps. Notre énergie.

Celle qu’on utilise pour expliquer encore une fois quelque chose à quelqu’un qui n’a aucune envie de comprendre. Pour nous justifier auprès d’une personne qui a déjà décidé ce qu’elle pensait de nous. Pour essayer d’arranger une relation dans laquelle on est la seule à faire des travaux, et parfois simplement pour continuer à nous préoccuper de choses sur lesquelles nous n’avons absolument aucune prise.

Et tout ça fatigue. Pas forcément physiquement. Mais cette fatigue-là, vous la connaissez. Celle où il ne s’est finalement pas passé grand-chose dans ta journée…mais où t’as l’impression d’avoir couru un marathon dans ta propre tête.

Avec le temps, je crois que j’ai compris quelque chose. Je n’ai pas décidé de me foutre de tout. J’ai simplement décidé que tout ne méritait plus de me bouffer. Et ça change beaucoup de choses. Parce que tout ne mérite pas une réponse, tout ne mérite pas une explication, tout ne mérite pas qu’on se défende. Et surtout…tout le monde ne mérite pas le même accès à notre énergie.

Ça ne veut pas dire rayer quelqu’un de sa vie parce qu’il nous a contrariée un mardi matin. Heureusement, sinon à ce rythme-là, à Noël, on mange seule avec le chien. Ça veut simplement dire apprendre à reconnaître les endroits où notre énergie ne fait plus rien de bon.

Il y aura toujours des gens qui nous agacent. Des situations injustes. Des paroles qui piquent. Des trucs qu’on aurait aimé voir se passer autrement. Et parfois, oui, il faudra parler. Répondre, se défendre, poser une limite, se battre même quand quelque chose compte vraiment. Mais d’autres fois… on peut peut-être simplement se demander :

« Est-ce que j’ai vraiment envie de donner autant de moi à ça ? »

Parce qu’au fond, notre énergie n’est pas infinie. Et tout ce qu’on donne quelque part…on ne le donne pas ailleurs.

Alors aujourd’hui, j’essaie de choisir un peu mieux. Je préfère garder cette énergie pour les gens que j’aime. Pour mes projets, pour ce qui me fait rire, pour ce qui me donne envie. Pour les conversations qui construisent quelque chose plutôt que celles qui tournent en rond. Et puis pour moi aussi et surtout. Parce que protéger son énergie, ce n’est pas devenir égoïste, ce n’est pas devenir froide, et ce n’est certainement pas vivre dans un monde où plus rien ne nous atteint.

C’est peut-être simplement arrêter d’offrir gratuitement des morceaux de notre journée à des choses qui ne nous apportent rien.

Et franchement…mon énergie était en libre-service depuis suffisamment longtemps.

Il était peut-être temps de fermer le magasin. 😏


🌿La relativité du Journal 

On ne choisit pas toujours ce qui vient perturber notre journée.

Une parole. Une personne. Une contrariété. Un problème.

Mais on peut parfois choisir combien de temps on va lui louer une chambre dans notre tête.

Et certaines choses ont franchement dépassé l’heure du check-out. Alors non, il ne s’agit pas de tout ignorer.

Il s’agit peut-être simplement de faire le tri entre ce qui mérite vraiment notre énergie… et ce qui mérite juste qu’on continue notre chemin.


🍵Le p’tit mot d’Andréa

Je crois qu’il y aura toujours des choses capables de me faire chier. Soyons réalistes.

Je n’ai pas atteint ce niveau de sagesse. 😂

Mais j’apprends doucement à ne plus leur offrir systématiquement la journée entière. Parfois, je répondrai, parfois, je me défendrai, parfois, je râlerai probablement beaucoup trop.

Et parfois…je me dirai simplement :

« Tu sais quoi ? Pas aujourd’hui. J’ai mieux à faire de mon énergie. »

Et finalement, je crois que c’est déjà pas mal. 🤎

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