Nous et nos sous-vêtements.

Publié le 2 octobre 2026 à 09:00

Nous et nos sous-vêtements : entre dentelle et culotte de compétition

Il y a un mensonge qu’on entretient collectivement depuis beaucoup trop longtemps : la femme qui porte des ensembles de sous-vêtements assortis. Vous savez, le joli soutien-gorge en dentelle avec LA culotte qui va avec. Chez moi, cette relation dure approximativement jusqu’à… la première lessive, après, c’est terminé. Le soutien-gorge part vivre sa vie dans un tiroir (quand j'en mets un, vous connaissez mon amour pour ces trucs de merde), la culotte disparaît pendant trois semaines et quand elle réapparaît, son binôme est au sale. (Oui, des fois ça arrive de les laver quand même, faut pas déconner 😜🤣.) Résultat : soutien-gorge noir, culotte beige et aucune intention de réunir cette famille.

La culotte moche, on en a toutes une. Je dis bien UNE MINIMUM. Elle est détendue, sa couleur d’origine reste à débattre et tu ne la porteras jamais s’il existe le moindre risque que quelqu’un puisse la voir. Mais putain…qu’est-ce qu’on est bien dedans.

Et puis il y a LE matin où tu te sens belle. Sexy même. Allez, aujourd’hui t’es une dingue : tu mets de la dentelle.             Petit regard dans le miroir. Pas mal. Petit demi-tour. Ah ouais… carrément. Seul petit détail : tu t’es épilée récemment. Quelques heures de frottement plus tard, un petit bouton rouge apparaît. Puis un deuxième. Puis leurs cousins. Visiblement, toute la famille a reçu l’invitation. La varicelle de la chatte. Tu étais partie sur femme fatale en dentelle, tu termines la journée avec l’entrejambe en susu complet, rouge et qui te défonce à chaque mouvement. Mais sexy, hein.

Et là, Jean-Michemiche ramène sa fraise…« Oh ben dis donc… elle est drôlement belle ta culotte. »

Hé ho, Jean-Michel ! Tu veux vraiment qu’on parle de ton moule-bite bleu ciel délavé ? L’élastique a abandonné la partie depuis 2017 et surtout…LE TROU AUX FESSES. Nous, on essaie peut être de récupérer discrètement une culotte coincée dans notre raie, mais vous, vous vous baladez avec une fesse qui commence à sortir par la fenêtre du slip.

« Chéri, ton slip est troué. » Jean-Michel regarde. « Bah… il est encore bon. » Encore bon À QUOI ? 😂. À ce stade, ce n’est plus un slip, c’est une passoire à couilles. Mais essayez de lui dire de le jeter. Visiblement, tant que les deux couilles ne sont pas officiellement sorties, le produit reste conforme. Finalement…le confort a parfois une sale gueule.

Et puis il y a cette saloperie. La culotte qui rentre dans la raie.

Celle qui s'enfonce tellement loin que tu te demandes si ton trou de balle ne va pas finir en deux morceaux. Et bien sûr, ça arrive en public. Alors commence la danse. Une fesse, puis l’autre, petit mouvement de bassin. Tu tires discrètement sur ton jean en espérant décoincer cette merde. Rien. Et là, tu sais...Il va falloir mettre la main dans le falzard.

Faites pas semblant les meufs, vous savez exactement de quoi je parle.

Tu repères un coin tranquille, ou des toilettes, ou tu demandes à ta pote de se mettre derrière toi pour cacher ce que tu prépares.. La voie est libre...Hop. Main derrière le pantalon, tu la glisses dedans, tu attrapes la ficelle tu tires ! El là, la délivrance. Ton corps se détend enfin, ton visage retrouve une expression normale et ton cerveau redevient disponible pour autre chose que la position exacte de ta culotte dans ton anus.

Tu repars. Digne. Libérée. Heureuse. Et cinq minutes plus tard…Tu la sens qui recommence à s'enfoncer dans ta raie...La pute.


🌿La relativité du Journal

Finalement, nos tiroirs à sous-vêtements nous ressemblent peut-être beaucoup plus qu’on ne le pense. Il y a la dentelle qu’on achète parce qu’elle nous fait nous sentir belle. Les ensembles qu’on aimerait porter assortis mais que la logistique familiale a séparés depuis longtemps. La jolie culotte qui nous rappelle qu’on peut encore se regarder dans un miroir et se dire : « Eh ben meuf… pas mal. »

 Et puis il y a l’autre. La moche. La confortable. Celle qui ne gratte pas, ne serre pas, ne remonte nulle part et ne déclenche aucune maladie infantile autour de notre foune. Et vous savez quoi ? Les deux sont nous. On peut aimer se sentir belle sans avoir envie d’être sexy tous les jours. On peut porter de la dentelle le lundi et une culotte douteuse le mardi. On peut avoir envie de plaire…et parfois avoir simplement envie qu’on nous foute la paix jusque dans notre slip.

Et finalement, c’est peut-être ça le plus important. Pas ce qu’on porte, mais comment on se sent dedans.


🍵 Le p’tit mot d’Andréa

Les filles…On peut acheter de la dentelle, assortir nos ensembles et se sentir canon devant le miroir.

Mais soyons honnêtes deux minutes.

La plus belle culotte du monde perd tout son charme à partir du moment où tu dois te cacher derrière une voiture pour aller la récupérer au fond de ta raie.

Alors oui, parfois je choisis la jolie, parfois je choisis la sexy, et parfois je choisis celle qui ne ressemble absolument à rien mais qui possède une qualité devenue essentielle avec l’âge : elle ne me fait pas chier.

Et finalement, je crois que c’est ça, le véritable luxe. 😂

Quant à la dentelle…On se reverra.

Quand ma varicelle de la chatte aura disparu.

Andréa 🤎

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