« Le gynéco : ce rendez-vous où notre dignité reste dans la salle d’attente ».

Publié le 19 septembre 2026 à 08:57

Le gynéco : ce rendez-vous où notre dignité reste dans la salle d’attente

Il existe des rendez-vous médicaux auxquels on va sans trop réfléchir.

Le dentiste. Le généraliste. L’ophtalmo. Et puis…il y a le gynéco.

Ce merveilleux moment où tu sais qu’à un instant précis de ta journée, tu vas te retrouver les pattes en l’air, la nénette à découvert, sous un néon beaucoup trop lumineux, face à quelqu’un qui, lui, trouvera cette situation absolument normale. Parce que pour lui ou elle, effectivement…c’est normal. Pour toi, en revanche, ça commence généralement bien avant le rendez-vous.

Première question : qu’est-ce qu’on fait des poils ?

Parce que oui, parlons-en.

Tu as beau savoir que ton gynéco s’en fout royalement de ta coupe pubienne, il y a quand même ce moment, la veille ou le matin du rendez-vous, où tu regardes ta fouf et tu réfléchis. Bon… je fais quoi ? Est-ce que j’arrive épilée nickel, histoire de présenter quelque chose de propre et entretenu ?  Ou alors je laisse les poils ? Après tout, c’est naturel, et ça fait une petite protection, un rideau. Une dernière tentative désespérée pour conserver un semblant d’intimité. 😂 Tu te retrouves donc à hésiter entre la fouf prête pour une séance photo et la forêt amazonienne, alors que la seule personne concernée par ce débat est précisément celle qui…n’en a absolument rien à foutre. Elle en voit toute la journée. Des épilées, des poilues, des entre-deux, même « j’avais commencé mais j’ai abandonné parce que j’en avais marre». Et pourtant, nous, on continue parfois de préparer notre entrejambe comme si elle avait un entretien d’embauche à 14 h 30.

Ensuite : LA tenue stratégique

Personnellement, je pense qu’il existe deux catégories de vêtements. Les vêtements normaux, et le haut pour aller chez le gynéco. Vous savez, celui qui est suffisamment long. Parce que tu sais pertinemment que dans environ quatre minutes, cette personne va avoir une vue panoramique sur ton appareil génital…mais tu tiens quand même à traverser les trois mètres qui séparent le vestiaire du fauteuil avec ta fouf couverte. Question de dignité, tu retires donc pantalon et culotte et là, commence cette merveilleuse chorégraphie où tu tires ton pull vers le bas. Encore...Encore un peu. Tu avances vers le fauteuil avec ton haut tendu jusqu’à mi-cuisses, les genoux légèrement serrés…comme si personne ne savait ce qu’il y avait dessous.😂

Le gynéco sait. Toi, tu sais qu’il sait. Il sait que tu sais qu’il sait, mais peu importe...ON CACHE.

Et puis arrive le fauteuil

Ahhhh…Le fauteuil gynécologique. Ce meuble merveilleux qui a manifestement été conçu par quelqu’un qui s’est

demandé :

« Dans quelle position un être humain pourrait-il se sentir le moins digne possible ? »

Et quelqu’un a répondu :

« Attends Gérard, j’ai une idée. »😂

Tu t’installes, tu mets les pieds où on te dit, t u écartes les guiboles flageolantes et tu regardes le plafond avec cette soudaine fascination pour absolument tout ce qui peut éviter à ton cerveau de penser à ce qui se passe cinquante centimètres plus bas.

Tiens… une petite fissure. Faudrait repeindre ici. Oh, le néon clignote légèrement. Bref. Tout va bien.

Et là, tu entends : « Descendez un petit peu les fesses vers moi. » Très bien, tu descends. Et lui te dit : « Encore un petit peu… » Tu redescends. « Encore… » Encore ?! Mais jusqu’où voulez-vous que je descende exactement ?! Parce qu’à ce stade-là, soyons claires :

je ne vous montre plus la lune.

JE VOUS LA RAMÈNE DIRECTEMENT EN PLEIN VISAGE.🌝

Et ce qui me fascine le plus dans cette situation…c’est leur calme.

Et puis vient LA phrase

Vous la connaissez. « Détendez-vous. ». Ah oui, bien sûr. Merci, c'est une excellente idée. Pourquoi n’y avais-je pas pensé ? 😂

Je vais donc immédiatement détendre l’intégralité de mon appareil génital alors que je suis sous un néon, les jambes écartées, le cul au bord d’un fauteuil et qu’un être humain s’apprête à introduire un objet métallique dans ma fouf.

NAMASTÉ. 🧘‍♀️ Inspiration. Expiration. Je suis une feuille portée par le vent. Je suis une rivière paisible. Je suis…PAS DU TOUT DÉTENDUE PUTAIN.😂

Et évidemment, plus on te dit de te détendre…plus tu réalises que tu es contractée. Donc tu essaies activement de détendre ta fouf. Et je ne sais pas vous…mais personnellement, je ne savais même pas qu’on pouvait réfléchir aussi intensément avec son vagin.

Et finalement… pourquoi est-ce si gênant ?

Parce que derrière toutes ces conneries, il y a quand même quelque chose de très réel. Se retrouver nue ou à moitié nue devant quelqu’un, les jambes écartées, dans une position où l’on ne maîtrise pas grand-chose…ça nous rend vulnérables. Et quand on a déjà des complexes, ça peut devenir encore plus difficile.

Mes poils, ma cellulite, mes cicatrices, ma vulve.

Est-ce que je suis normale ? Est-ce qu’il va remarquer ça ? Est-ce qu’elle va trouver ça bizarre ?

Et parfois, cette gêne peut devenir suffisamment importante pour qu’on repousse un rendez-vous. Et là…on arrête de rigoler deux minutes. Parce qu’il y a une chose qu’il faudrait vraiment réussir à intégrer :

Vous n’avez pas besoin d’avoir un corps « présentable » pour avoir le droit qu’on prenne soin de lui.

Votre gynécologue ou votre sage-femme n’attend pas une épilation impeccable. Il ou elle n’est pas là pour noter votre ventre, vos cuisses, vos cicatrices ou l’esthétique de votre vulve. Votre corps n’est pas en représentation. Vous êtes là pour votre santé. Et si vous êtes gênée, anxieuse, douloureuse ou mal à l’aise, vous avez aussi le droit de le dire. Parce qu’un examen médical n’annule pas votre pudeur.


🌿 La Relativité du Journal

Ce rendez-vous qui nous paraît parfois terriblement intime est, de l’autre côté du fauteuil, un acte médical parfaitement ordinaire, et finalement, c’est plutôt rassurant.

Cette chose que nous observons chez nous en nous demandant : « Mon Dieu… qu’est-ce qu’il ou elle va penser ? »

Le professionnel ne la regarde pas avec nos complexes. Il la regarde avec ses connaissances. Alors poils, pas poils, petit ventre, grosses cuisses, cicatrice, cellulite ou fouf pas sortie tout droit d’une publicité pour je ne sais quoi…venez comme vous êtes. Et surtout, ne laissez jamais la honte de votre corps vous empêcher d’en prendre soin. Parce qu’entre nous…il ou elle en a vu d’autres.

Vraiment. 😂


❤️ Le P’tit mot d’Andréa

La prochaine fois que vous serez dans votre salle de bain à hésiter entre : épilation intégrale, petit ticket de métro ou forêt amazonienne…

rappelez-vous : votre fouf ne passe pas un entretien d’embauche.

Votre gynéco s’en fout. Alors venez comme vous êtes. Bon…une petite douche quand même. On est décomplexées, pas sauvages.😂❤️

Et quand il ou elle vous dira : « Descendez encore un petit peu les fesses… »

pensez à moi et ramenez-lui la lune. 😁🤣

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