Nous connaissons tous dans notre entourage quelqu'un touché par la dépression. Mais le parcours est long, montagneux, fait de hauts et de bas, d'un diablotin posé sur une épaule qui ne souhaite que le mal et rit de chaque malheur, tandis qu'un petit ange, sur l'autre épaule, tente de raisonner mais peine parfois à se faire entendre.
La dépression est une bataille silencieuse que beaucoup mènent sans que le monde ne s'en aperçoive. Certains la voient comme une simple tristesse, alors qu'elle ressemble davantage à une noyade lente. Une noyade où celui qui souffre possède pourtant de magnifiques ailes dans le dos.
Ces ailes sont là. Elles ont toujours été là. Elles représentent la force, les rêves, les qualités, les espoirs et la lumière qui habitent cette personne. Mais lorsque la dépression frappe, elle entraîne son porteur sous la surface. L'eau s'infiltre partout, alourdit les plumes, brouille la vue et fait croire que l'on ne pourra plus jamais voler.
Alors commence un combat que peu de gens voient.
Un combat où chaque jour consiste à battre des pieds pour rester à flot. Où chaque mouvement demande une énergie immense. Où remonter d'un centimètre vers la chaleur du soleil ressemble parfois à gravir une montagne entière. Certains jours, le diablotin murmure que cela ne sert à rien. Que l'eau est trop profonde. Que les ailes sont brisées.
Mais il ment.
Car à chaque effort, même minuscule, la personne remonte un peu plus vers la surface. À chaque sourire retrouvé, à chaque nuit un peu meilleure, à chaque main tendue acceptée, quelques gouttes quittent les ailes. Elles deviennent un peu plus légères. Un peu plus libres.
Puis arrive un jour où l'on sent à nouveau la chaleur du soleil. Un jour où l'on réalise que l'on respire mieux. Un jour où les ailes commencent à sécher.
Et lorsque ces ailes retrouvent leur légèreté, elles se déploient à nouveau.
Pas forcément comme avant. Souvent plus fortes. Plus conscientes de leur valeur. Plus résilientes.
À toutes celles et ceux qui se battent encore dans les profondeurs : continuez à battre des pieds. Même lorsque cela semble inutile. Même lorsque la fatigue est immense. Car la surface existe. La lumière existe. Et vos ailes n'ont jamais disparu.
Elles attendent simplement le moment de s'ouvrir à nouveau.
Dédicace à ma NANA : Ne doute plus de la personne que tu es....Les ailes que la dépression a alourdies sont en train de retrouver leur force, et bientôt, tu te souviendras que tu es née pour voler, pas pour te noyer. ❤️
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