Pour ma part, je crois que le ridicule ne fait tout simplement pas partie de mon vocabulaire.
Enfin… entendons-nous bien. Être ridicule, ça, oui et même plutôt régulièrement. 😂
Je n’ai aucun problème à faire la folle en public, à sortir une connerie au beau milieu d’un endroit où tout le monde semble très sérieux, à danser n’importe comment si l’envie me prend ou à chanter fort, très fort, et surtout très faux dans ma voiture, vitres ouvertes, avec la conviction absolument injustifiée d’être en plein concert au Stade de France.
Et si la voiture arrêtée à côté de moi au feu rouge me regarde ? Encore mieux, il y a de fortes chances pour que j’en rajoute une couche, quitte à être ridicule, autant offrir le spectacle complet. 😂 Parce que finalement, j’aime jouer de mon propre ridicule. Ça m’amuse, ça fait rire les personnes qui sont avec moi, parfois même celles qui ne le sont pas et celles à qui ça ne plaît pas ? Je vous avoue quelque chose…Je m’en carre l’oignon. Voilà.
On avait dit chronique de réflexion, pas chronique diplomatique. 😂
Parce que si faire l’imbécile pendant trente secondes me fait rire, fait rire les gens que j’aime et ne fait de mal à personne, je ne vois pas vraiment pourquoi je devrais m’en priver sous prétexte qu’une personne que je ne reverrai probablement jamais pourrait penser : « Mon Dieu… mais elle est complètement ridicule. » Oui, peut-être, et ?
Mais tout le monde ne s’en carre pas l’oignon et je le sais. Parce que cette capacité à se foutre du regard des autres, tout le monde ne l’a pas. Certaines personnes aimeraient danser mais restent assises. Aimeraient chanter mais baissent la voix dès qu’une fenêtre s’ouvre. Aimeraient publier cette photo, lancer ce projet, montrer cette facette un peu plus folle de leur personnalité…Mais il y a toujours cette petite phrase qui arrive avant :
« Qu’est-ce qu’on va penser de moi ? »
Et elle paraît toute petite, cette phrase, pourtant, elle peut prendre une place énorme. Parce qu’aujourd’hui, on juge…Beaucoup.
Soyons réalistes. On vit dans un monde où il est devenu extrêmement facile de donner son avis sur tout. On juge un corps, une tenue, une façon de parler, une façon de rire, une façon d’élever ses enfants. Même quelqu’un qui décide simplement d’être heureux différemment de nous peut parfois réussir à nous déranger, et les réseaux sociaux n’ont évidemment rien arrangé.
Aujourd’hui, on peut être observé, photographié, filmé, commenté, partagé. Alors je comprends que pour certaines personnes, s’exposer au regard des autres puisse devenir difficile, parce que derrière la peur d’être ridicule se cache souvent quelque chose de beaucoup plus profond. La peur d’être jugé, moqué, rejeté. Et soyons honnête, à force de vouloir éviter tout ça, on développe parfois une stratégie qui semble parfaite : ne surtout rien faire qui dépasse, ne surtout pas donner aux autres une occasion de nous juger.
Sauf qu’il y a un petit problème…À force de vouloir devenir à juger…on risque surtout de devenir de moins en moins soi-même.
Et si on vous juge quand même ? Parce qu’il faut quand même que je vous annonce une mauvaise nouvelle : même en faisant absolument tout correctement, quelqu’un trouvera probablement quelque chose à redire.😂
Vous êtes discrète ? « Elle est coincée. »
Vous êtes extravertie ? « Elle veut toujours se faire remarquer. »
Vous prenez soin de vous ? « Elle est superficielle. »
Bonne chance. 😂
À un moment donné, il faut peut-être accepter une chose assez libératrice : on ne gagnera jamais cette partie. Parce que les règles changent en fonction de la personne qui nous regarde.
Le regard des autres ne définit pas qui vous êtes et c’est probablement ce que j’aimerais le plus que l’on retienne de cette chronique. Le regard que quelqu’un porte sur vous n’est pas une vérité sur vous. C’est un regard, un seul. Construit avec son histoire, son éducation, ses goûts, ses blessures, ses complexes, ses valeurs et sa propre vision de ce qui est
« normal ».
Prenons-moi dans ma voiture.
Je chante comme une casserole, vitres ouvertes, probablement en massacrant une chanson qui ne méritait vraiment pas ça. Une personne me regarde et pense : « Elle est ridicule. » Une autre sourit, une troisième rigole et une quatrième pense peut-être : « Putain… elle s’en fout complètement. J’aimerais bien réussir à faire pareil. »
Même scène. Même personne. Quatre regards différents. Alors lequel définit qui je suis ? Aucun.
Moi, je sais pourquoi je chante. Parce que ça me fait du bien, parce que ça m’amuse, parce que pendant trois minutes, je suis Beyoncé. Une Beyoncé approximative, certes mais Beyoncé quand même.
Le vrai problème n’est peut-être pas le ridicule. Je ne vais pas vous dire : « À partir d’aujourd’hui, foutez-vous complètement du regard des autres ! » Ce serait beaucoup trop facile. Certaines personnes sont naturellement plus réservées, ont été énormément jugées, d’autres ont été moquées, humiliées ou rejetées. Et forcément, lorsqu’on a appris que montrer qui l’on était pouvait faire mal, on ne décide pas du jour au lendemain de danser sur une table en criant :
« ALLEZ TOUS VOUS FAIRE FOUTRE, JE SUIS LIBRE ! »😂
Et puis surtout, être soi-même ne signifie pas forcément devenir la personne la plus exubérante de la pièce. Vous pouvez être calme, timide, discret, ne pas aimer attirer l’attention et être parfaitement vous-même.
La question n’est donc pas : « Est-ce que j’ose être ridicule ? »
La vraie question serait plutôt :
« Est-ce que je m’interdis quelque chose que j’aimerais faire uniquement parce que j’ai peur de ce que les autres pourraient penser ? »
Parce qu’entre :
« Je ne le fais pas parce que je n’en ai pas envie. » et « J’en ai terriblement envie mais je ne le fais pas parce qu’on pourrait me juger… » il y a un monde et c’est peut-être dans ce petit espace-là qu’on abandonne parfois des morceaux de nous.
🌿 La Relativité du Journal
Le ridicule est finalement très relatif.
Ce qui paraît complètement ridicule à quelqu’un peut sembler drôle, courageux, touchant ou admirable à quelqu’un d’autre. Alors peut-être qu’il ne s’agit pas d’apprendre à ne plus jamais avoir peur du regard des autres, mais simplement de lui rendre sa juste place. Le laisser exister…sans lui donner les clés de notre vie. Parce que le problème n’est peut-être pas d’être ridicule…Le problème, c’est tout ce qu’on s’interdit par peur de le devenir.
Et franchement…ce serait quand même dommage de passer à côté d’un fou rire, d’une rencontre, d’un projet, d’une expérience ou simplement d’un petit moment de bonheur pour éviter le jugement d’une personne qui, elle, aura probablement oublié la scène dix minutes plus tard.
❤️ Le P’tit mot d’Andréa
Je ne vous souhaite pas de devenir ridicules. Enfin…si, un petit peu quand même. 😂
Je vous souhaite surtout d’oser être vous. Avec votre caractère, vos envies, vos maladresses, vos excentricités et Votre façon de rire, d’aimer, de danser, de vous habiller ou de vivre.
Et si quelqu’un vous trouve ridicule ?Laissez-le penser.
Son regard lui appartient.
Votre vie, elle, vous appartient.
Alors si un jour vous me croisez à un feu rouge, vitres ouvertes, en train de massacrer Céline Dion avec beaucoup trop de conviction…vous avez deux possibilités : me trouver complètement ridicule…ou monter le son et chanter avec moi.
Personnellement, je sais déjà laquelle je préfère. ❤️
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Commentaires
Le véritable courage n'est peut-être pas d'oser être ridicule, mais d'accepter de ne pas être compris par tout le monde. Car la liberté s'arrête là où s'arrête notre besoin d'approbation. Et finalement, le plus grand risque n'est pas le regard des autres, mais celui de passer toute une vie à se conformer à leurs attentes au point de ne plus savoir qui l'on est vraiment.
Tu n'as pas besoin de changer ce que tu es pour me plaire. :)