La vie est une question de regard

Publié le 21 juillet 2026 à 15:54

La vie est une question de regard

Parce que ce n'est pas toujours la vie qui change… mais la façon dont nous choisissons de la regarder.

Je crois que je suis championne dans une discipline très particulière...Râler...Pas tout le temps, rassurez-vous...Mais suffisamment pour transformer la recherche de mes clés en véritable enquête nationale.

L'autre matin, je retournais la maison, je regardais sur la table, dans mon sac, sur le meuble de l'entrée.

Je faisais les cent pas en marmonnant :

« Mais elles sont où, encore ?! »

À ce stade-là, ce n'étaient plus des clés que je cherchais, c'était un responsable. J'ai accusé la table, le canapé, mon sac, et mon mari, bien évidement, oui... parce que c'est bien plus logique que d'imaginer que je les ai posées quelque part... sans m'en souvenir.

Puis je les ai trouvées...Exactement là où je les avais laissées, je me suis arrêtée...J'ai soufflé...Et je me suis mise à rire toute seule, parce qu'en moins de cinq minutes, j'avais réussi à transformer un simple contretemps en début de catastrophe.

Et c'est là qu'une drôle de pensée m'a traversé l'esprit.

Et si nous faisions exactement la même chose avec notre vie ?

Pas toujours, bien sûr, mais plus souvent qu'on ne le croit. Nous avons cette incroyable capacité à laisser un détail prendre toute la place. Une remarque efface dix compliments, un échec fait oublier tout ce qui a fonctionné, une contrariété colore toute une journée, comme si notre cerveau avait une préférence très marquée pour ce qui ne va pas.

Il est drôle, d'ailleurs, notre cerveau. Il est capable de transformer deux heures sans réponse à un message en scénario digne d'une série dramatique, alors que bon, en soit, la personne était peut-être simplement... en train de faire ses courses, ou sous la douche, ou, qui sait...En train de chercher ses propres clés.

Et pourtant...Plus les années passent, plus je me rends compte que ce ne sont pas toujours les événements qui donnent une couleur à notre vie. C'est souvent le regard que nous posons dessus.

Attention...Je ne suis pas en train de dire qu'il suffit de décider d'être positif pour que tout aille mieux. Certaines douleurs sont profondes, certains deuils, certaines blessures, certaines déceptions ne disparaissent pas parce qu'on choisit de sourire. La vie est parfois injuste et il serait maladroit de prétendre le contraire.

Mais entre ce qui nous arrive...et l'histoire que nous nous racontons sur ce qui nous arrive...Il existe parfois un petit espace. Un espace où l'on peut se poser une simple question :

« Est-ce qu'il existe une autre manière de regarder cette situation ? »

Pas pour nier ce que l'on ressent. Pas pour faire semblant que tout va bien. Simplement pour ne pas laisser une seule version de l'histoire décider de toute la suite. Parce que nous ne regardons jamais la vie avec des yeux complètement neufs, nous la regardons avec notre vécu, nos blessures, nos peurs, nos souvenirs, nos espoirs...Et c'est précisément ce qui fait que deux personnes peuvent traverser la même situation... sans jamais raconter la même histoire.

Finalement...La vie n'est peut-être pas seulement une succession d'événements, elle est aussi la façon dont nous choisissons de les raconter. Et je trouve cette idée plutôt rassurante, parce qu'elle ne nous promet pas une vie sans difficultés.

Elle nous rappelle simplement que, parfois...Changer de regard ne change pas le monde, mais cela peut complètement changer la façon dont nous le traversons.


🌿 La relativité du Journal

Le regard que nous portons sur une situation n'efface pas ce que nous vivons...Mais il peut changer la manière dont nous choisissons de continuer à avancer.


💛 Le p'tit mot d'Andréa

Je ne sais pas si je retrouverai un jour mes clés du premier coup, en revanche, j'aimerais apprendre à retrouver un peu plus vite ce qui compte vraiment.

Je crois que nous sommes tous un peu comme ça...Nous écrivons parfois une mauvaise journée... alors que nous avons simplement vécu un mauvais moment...Et entre les deux, il y a une sacrée différence.

Et si, au passage, je pouvais râler cinq minutes de moins... ce serait déjà une très belle victoire.

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